dimanche 31 mai 2015

De la dentelles en bétons, quelques kilomètres plus bas, Marseille.

Je vous emmène à Marseille, équipé seulement d'un iphone à l'écran cassé et d'un vieil appareil photo, je vous présente tant bien que mal mon périple mais toujours armé de mon carnet de croquis, mon feutre noir, crayons de papier et aquarelle !


La première partie était fin Mars où un temps pluvieux était installé.

Garé près de la bourse, face aux galeries Lafayette équipé d'un toit aux vagues "anti-mistral", direction le MuCEM, le long du quai des belges où la mixité des bâtiments me plaît puis le long du quai du port.
Le temps de passer devant un poteau camoufler de couleurs chatoyantes aux pastilles rondes griffé du musée et de monter les marches nous y sommes.
Une pateforme nous accueille et embrasse un panorama du vieux port et de la basilique Notre-Dame de la Garde.



Le bâtiment est superbe, avec sa dentelle en béton et ses ponts convexes en bétons compressés.
Avant de l'apercevoir il faut passer un de ceux-ci, puis sous un porche, effectivement le musée tout entier n'est pas seulement le bâtiment de l'oeuvre de Rudy Riccioti associé à Roland Carta. Il a été aménagé sur le site du fort Saint Jean et de l'esplanade J4, une fois le fort passé on peut voir le nouveau musée.
L'espace renferme l'histoire de la civilisation de l'Europe et de la Méditéranée. Il y a des terrasses, des coins lecture, une bibliothèque et pleins d'autres choses a y voir si le coeur ne vous porte pas aux expositions. Et si l'envie vous y prend, vous pouvez parcourir le tour du rectangle avec tout les étages à l'intérieur, grâce aux escaliers !


A deux pas, il y a la villa Méditérranée. Construite en structure de porte-à-faux, elle est la plus grande avancée habitée de celle-ci (40 m), un bassin miroir s'étend au dessous de la moitié de la structure.
Une partie du bâtiment est situé sous l'eau.
Le concours a été remporté par Stefano Boeri, on y voit des conférences, des expositions ainsi que des réunions sur la méditerranée contemporaine.



Non loin, il y a la cathédrale de La Major, néo-byzantine établi par Léon Vaudoyer.

Attendez ! Un retour sur le vieux port, j'ai oublié de vous parlé de l'ombrière de Norman Foster. Un travail qui égaye un peu la surface plate de la place. En dessous on s'y reflète, un peu flou.



Sur le retour, un détour à Noailles, quartier arabe. J'y ai goûter des Mahjouba, galette de semoule fine.


Le lendemain, on embarque sur l'If express, à l'avant et cheveux au vent, direction les Frioul.
On passe devant le château d'If (où fût tourné le Comte de Monte-Cristo avec Gérard Depardieu), on aborde l'Ile de Ratonneau où nous accueille quelques édifices grecques.
La ballade nous mène à traverser une ville aux allures de ville fantôme, abondonné pour des risques d'éboulement, elle est peuplée des figues de barbarie. Puis nous contournons la plage de St Estève, via les rochers, entouré de mouettes posées et criades nous passons l'hôpital Caroline. L'endroit était propice à sa construction pour son grand air et son aération qui permettait d'évacuer les maladies et permettre la quarantaine.
Plus loin, une base militaire souterraine.
Au retour, on s'est aventuré sur le toit du bateau. Je crois que le vent ne décoiffe plus à ce stade et l'angine m'a guetté à ce moment-là ! Enfin, un beau coucher de soleil s'est montré et le retour au vieux port sous les lumières orangés valaient la douce maladie.



La semaine dernière, un autre séjour plus ensoleillé se présentait. Accompagné du Mistral.

Je suis partie visiter la ville à ma façon, au départ de la place du Prado, je me suis dirigée vers le vieux port tout en zigzaguant, allant là où les rues m'inspiraient.
Dans le quartier des antiquaires, du côté de la préfecture, dans la rue du musée d'art moderne (malheureusement fermé pour une nouvelle installation) où bien face à l'opéra.



Au détour d'une rue, je suis tombé sur cette étrange ombre.
Un kiosque, un peu fondu, qui nous pousse dans le monde de Burton ou Miyazaki.
Cette place s'appelle Lulli, et l'oeuvre a été créé par deux plasticiens Bergaguer et Pejus. Elle se nomme l'Opéra noir, car lors de représentation à l'Opéra de Marseille, des micros captent le son pour le rediffuser par la suite sous son dôme, là où nous mène les douces marches arrondies.



Puis direction le calanques à Luminy, à côté de l'ENSA et l'ESADMM. Etant seule, je ne me suis pas aventurée très loin sur les chemins bien qu'ils promettaient de belles choses. Je me suis arrêtée lorsque la mer s'est présenté, le temps d'un croquis et de quelques pages de lecture.





J'ai assisté à une conférence sur la ville de Delphes sur les bancs de l'ENSAA.

Et puis nous avons gravi les étages de la Cité radieuse, du Corbusier (enfin avec l'ascenseur).
Une visite que je conseille dès votre arrivée à Marseille, elle permet de situer l'organisation de la ville.
J'ai été déçu de constater la fermeture de la bibliothèque et le côté du bassin miroir pour cause de travaux.
Les descriptions du bâtiment sont écrits sur mon croquis ci-dessous.





1 commentaire:

  1. J'adore tes carnets de croquis et la façon que tu as de présenter la ville! Les photos du coucher de soleil sur l'eau me laissent rêveuse ;) Le Mucem à l'air vraiment chouette!

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